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Des nageurs de tous les âges ont fracassé des records et des barrières aux championnats des maitres

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Par Rita Mingo

Les records du monde sont tombés comme des gouttes de pluie sur le Windsor International Aquatic and Training Centre, alors que les Championnats canadiens des maitres Speedo 2024 se disputaient la fin de semaine dernière.

De nouvelles normes mondiales et de nouveaux records canadiens ont contribué à des championnats divertissants et réussis.

Peter McKinnon, de l’Etobicoke Olympium Masters Aquatic Club (EOMAC), a établi un record du monde au 50 m dos chez les 60-64 ans. Il a nagé la course en un temps de 29,29.

« J’allais être proche », a déclaré le sexagénaire, qui a participé à quatre courses et trois relais au cours de la fin de semaine. « J’ai nagé cette course il y a environ un mois aux championnats de l’Ontario et je l’ai ratée d’environ trois centièmes, alors je savais que j’étais dans le coup. J’avais juste besoin de corriger quelques trucs. J’ai eu un meilleur départ et un meilleur virage et j’ai réussi, donc c’était bien ».

McKinnon s’est remis à la natation à l’âge de 30 ans et participe à des championnats des maitres depuis.

« J’aime faire de l’exercice. J’aime le processus de remise en forme », a-t-il déclaré. « J’aime nager contre et battre les nageurs dans la vingtaine et la trentaine, c’est un bon objectif. Je nage plus vite qu’il y a cinq ans ».

Sebastian Paulins des Brantford Masters, une star pendant sa carrière de nageur à l’Université Western, a également battu trois records dans la catégorie des 25-29 ans : au 800 m libre, 400 m libre et 1 500 m libre.

Plusieurs athlètes ont remporté de multiples médailles, dont Karine Blouin, qui a prouvé qu’elle était capable de tenir son bout en dépit d’une maladie génétique rare.

L’athlète de 31 ans a remporté cinq médailles d’or dans cinq épreuves individuelles de libre dans la catégorie des 30-34 ans, ce qui est d’autant plus remarquable qu’elle souffre de problèmes neurologiques qui affectent sa capacité à marcher.

« Je suis vraiment heureuse, a dit Blouin, du Club Natation Nataqui d’Amqui, au Québec. Je voulais prouver que je pouvais nager comme n’importe qui d’autre, que je pouvais être rapide comme n’importe qui d’autre. Je suis rapide, je gagne et c’est vraiment amusant ».

Une bonne nageuse au Québec lorsqu’elle était plus jeune, elle a été diagnostiquée dans la vingtaine avec une dystonie dopa sensible une condition qui implique des contractions musculaires involontaires et des tremblements. Pourtant, elle n’a jamais cessé de nager.

« Je savais que bouger était la chose la plus importante à faire », a-t-elle souligné. La prise de médicaments a depuis permis d’améliorer son état.

« Chaque jour est mieux que le précédent », reconnaît celle qui participe pour la première fois aux championnats des maitres. « Le fait d’être ici est une très bonne chose, physiquement et mentalement. C’est incroyable. Je vois des gens ici, et je me dis que je veux être comme eux quand je serai plus âgée. »

Le compétiteur le plus âgé était John Monne, un jeune homme de 94 ans de l’EOMAC ; les plus jeunes, et il y en avait plusieurs, avaient 18 ans.

Au total, 580 nageurs ont participé à la compétition : 287 femmes et 293 hommes. Sur les 99 clubs, le plus grand contingent appartenait au Middlesex Swimming de l’Ontario, qui englobe London, St. Mary’s et Stratford, avec 42 participants. Middlesex a terminé avec le deuxième plus grand total de points, derrière Technosport Masters d’Ottawa. L’EOMAC a terminé en troisième position.